Ludinord le retour !

Ce week-end a eu lieu le festival du jeu et de la création à Mons-en-Barœul, j’ai nommé:

Partition Ludique s’est donc rendu dans les Hauts de France, ou le Nord pour les puristes, afin de profiter des ses deux jours de jeux et de bonne ambiance. Lors d’un précédent article j’expliquais les jeux auxquels j’aimerai jouer et les attentes quand aux éditeurs et aux (post)nouveautés présentées. Tout n’y était pas, car le festival reste à taille humaine, mais il y avait suffisamment de quoi satisfaire nos envies ludimaniaques et notre appétit ludivore !

Je ne vais pas m’étendre sur l’organisation du festival pour laisser plus de place aux impressions quant aux jeux testés, mais en quelques mots; Très bien, restauration accessible, bénévoles au top, bonne gestion des tournois et parties de jeu de rôle, beaucoup de monde donc il faut parfois attendre pour jouer, chouette expo, bref un festival bien sympathique et conviviale.

après les retours des jeux testé vous aurez un rab de photos 😉

Voilà, maintenant, LES JEUX !

On commence donc la première matinée avec Ikan, un jeu de Philippe Tapimoket pour 2 à 4 joueurs à venir au courant de l’été chez Morning Players ( matos au top donc ). Le jeu est asymétrique, les joueurs n’ont pas le même objectif, et repose principalement sur la mémoire. A noter, je pense que les sensations de jeu changent énormément selon le rôle joué ainsi que le nombre de joueurs dans la partie. Mon ressenti vient donc d’une partie à deux joueurs où j’incarnais Ikan (celui qui doit sortir du labyrinthe sans voir où il met les pieds), l’autre joueur lui, construit le labyrinthe sous vos yeux avant de le cacher par un paravent, à vous de lui indiquer vos directions.

Le jeu est assez rapide et demande de bien se concentrer, car le repère dans l’espace quand on ne voit rien, ce n’est pas évident… La mécanique est bonne et on est jamais vraiment bloqué, même quand on est totalement perdu il est possible de perdre 2PV pour regarder le labyrinthe durant 15 secondes. L’objectif étant de se rendre dans certains endroits dans un certain ordre avant de sortir et remporter la partie. Dans l’attente de voir ce que Morning va nous proposer comme matériel !

Pour les prochains j’essaye de faire plus court

On enchaîne ensuite avec Onitama, un petit jeu pour 2 joueurs à venir chez Igiari, signé Shimpei Sato et illustré par Jun Kondo & Mariusz Szmerdt, pour des parties allant de 5 à 20 minutes et à partir de 8 ans.

Le principe est très simple, on dispose de 5 pions chacun (1 maître et 4 disciples) sur une grille de 5×5. L’objectif est soit de capturer le maître adverse soit d’amener le nôtre dans le palais (zone où se trouve le maître adverse en début de partie). On joue avec 5 cartes tirées au hasard parmi une quinzaine et ces cartes indiquent un déplacement possible. 2 cartes par joueur et 1 au centre, lors de son tour on effectue le mouvement d’une de ses cartes avec un de ses pions, on échange ensuite cette carte avec celle du centre. C’est ensuite à l’adversaire de jouer. On capture un pion lorsque notre pion arrive sur sa case et on peut sauter par dessus tous les pions. Voilà vous savez tout 🙂

Le jeu est donc très simple et très accessible. Il permet de jouer rapidement et offre une très bonne « rejouabilité ». Attention, il est tout de même possible de se froisser un neurone en voulant calculer ses coups en avance et cela peut provoquer la vague impression que deux individus sont en train de fixer le jeu, sans intention particulière. Le jeu reste rapide et j’ai eu une énorme envie d’en refaire une juste après ma défaite. Un très bon jeu à donc, avis aux amateurs.

Bon pour cette fois c’est raté, mais là c’est la bonne, plus court plus court!

Juste à côté de la table où se trouvait Onitama me voilà interpelé par un auteur de jeu (B.Rousseau) qui me propose de venir jouer à son prototype, La Prophétie de Nibiru. Je me lance donc dans l’assimilation des règles et une partie à 2 joueurs.

La Prophétie de Nibiru est un jeu de conquête, de gestion de ressources, d’opportunisme, de combos, un jeu riche quoi. Le proto est somptueux et les règles mettent quelques tours avant d’être intégrées. Beaucoup de possibilités s’offrent rapidement à nous et les points de victoires commencent à monter de façon exponentielles. Plusieurs conditions de fin de parties et chaque joueurs contrôle une tribu aux caractéristiques différentes. Le jeu mérite qu’on s’y attarde, et plus encore, demande à être rejoué avec plus de joueurs afin d’explorer d’autres pistes et de voir ce que peut donner le plateau avec 4 ou 5 joueurs.

 

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c’était plus court là, non ?

Après avoir joué à un proto je me dirige vers.. un autre proto ! Le jeu le plus original du festival, du moins niveau mécanique il n’y a pas deux jeux comme celui là. La Guerre des Ombres (0. Mahy) propose à deux joueurs de s’affronter pour éliminer l’intégralité des pions adverses en utilisant les ombres de ses pions, des porteurs de lumières et des lampes de poche. Donc littéralement, jouer avec les ombres.

La mécanique est très simple, à son tour on dispose d’un certain nombre d’actions avec lesquelles on va pouvoir déplacer nos pions sur le plateau, allumer notre lampe pour projeter l’ombre d’un pion et ainsi tenter d’éliminer un pion adverse ou ramasser un jeton ressource (il suffit que l’ombre touche la cible) ou bien déclencher un sort).

Le jeu est plutôt simple et rapide, en théorie. Réussir à bien faire porter l’ombre de son pion n’est pas toujours facile. Mais c’est ce qui fait le défi du jeu. Le jeu est très intriguant et demande à être rejoué dans de meilleures conditions, plutôt dans une pièce tamisée que sous une cage de faraday.

 

Un des porteurs de lumière en impression 3D permet de pivoter la tête pour plus de précision !

Je me retrouve ensuite à essayer Gang Rush Breakout (Henri Molliné), un jeu un peu fou où l’on se retrouve à conduire une voiture traversant un pont semé d’embuches, dégommer les autres joueurs du mieux qu’on peut et tenter de sortir de là avec le plus gros magot. Le jeu est sans doute très intéressant et très fun. Pour 2 à 5 joueurs et 45 minutes de partie.

La chose est que l’explication des règle qui nous a été donnée n’était pas 100% fidèle à la règle du jeu, du coup cela à amené des situations de blocages et encore plus de chaos… Heureusement que les deux joueurs présents à la table avec moi était de bons vivants pleins d’humour et de rigolade !

(l’auteur est arrivé à la fin de la partie nous expliquant les vraies règles, effectivement le jeu doit être bien meilleur de cette façon)

Le matos est superbe, quelques doutes sur les micro-billets, on apprend par la suite que c’est pour les glisser sous les voitures.

Coup de chance, je passe devant une table de Yamatai où 3 joueurs s’installent, 1 chaise libre !? Go Go Go!!!

Le nouveau Days of Wonder, dans la lignée de Five Tribes, un matériel de folie et une explication digne de ce nom. Nous voilà lancés dans la construction de l’archipel !

Plus tard j’écrirais un comparatif entre Yamatai et Five Tribes, bien que les deux jeux sont complètement différents, quelques similitudes s’y trouvent quand même. Notamment au niveau du public ciblé, du temps de jeu et du niveau de réflexion nécessaire.

Pour faire bref, Yamatai m’a beaucoup plu. Le jeu est magnifique, quoique très saturé au niveau des couleurs. Le système de jeu est honorable et le plaisir est là, au même niveau que Five Tribes.

Un article détaillé lui sera dédié du coup.

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Un des coups de cœur du festival.

Nous voilà ensuite à la nocturne, plusieurs tables organisées autour de jeux longs comme Mega-Civilisation par exemple…

Du coup je trouve une place dans une partie de Jeu de Rôle, Les Ombres D’Esteren. Un univers de Low Fantasy Horrifique avec un système D10 plutôt simple. Une ambiance à la table et un scénario d’enquête sur un décès suite à la prise d’une drogue étrange. Le partie nous amènera quand même vers les 3h du matin, du coup il est déjà 4h… Ensuite j’ai eu l’occasion de jouer à Magic Maze (Kasper Lapp) chez Sit Down. Un coopératif en simultané où les joueurs ne peuvent pas communiquer, pour faire vite. Le jeu est revenu à la maison tellement il est bien 🙂

Un article détaillé sera donc dédié à Magic Maze, le second coup de coeur du salon.

Le lendemain matin, réveille à 9h afin d’être dans les premiers sur le festival pour pouvoir essayer Dice Forge, le prochain Libellud, un jeu de Dice Crafting.

Le matériel du jeu, bien que prototypal est tout de même digne de la maison d’édition. J’avais malheureusement trop d’attentes par rapport au jeu. La mécanique est très centrée sur les dés et il n’y a pas de stratégie au long terme. Certes, nous lançons les dés très souvent, mais cela ne change pas le fait que ce sont des dés, et du coup le hasard reste très présent.

Par exemple, j’ai acheté beaucoup de faces de dés qui me rapportait des cristaux de lune et de soleil (ressources permettant d’acheter des cartes qui rapportent beaucoup de points), sur environ 20 lancés de dés, je suis tombé 2 fois sur ces faces. Ce qui fait qu’au tour 6 sur 10, je savais que j’allais perdre la partie car j’avais trop de retard vis-à-vis des autres joueurs. Et aucune manière de remonter la pente. (Le joueur à ma droite a réussi à faire ce que j’ai tenté durant la partie sans acheter autant de faces de dés, il a juste eu la chance que ses dés tombent sur les bonnes faces)

Du coup, déception par rapport à ce jeu très beau et très attendu, probablement trop de buzz. Mis à part cela, le jeu reste familial et accessible, rapide et plaisant à manipuler.

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Dernier jeu du salon, et dernier coup de cœur !

Not alone chez Geek Attitude Games. Le jeu me faisait de l’œil depuis sa sortie l’année dernière. Ici, l’occasion se présente de tester le jeu avec sa prochaine extension (Expansion Pack), de nouveaux lieux, de nouvelles cartes traque et survie. Je me retrouve à jouer avec les deux compatriotes avec lesquels j’avais partagé la table de Gang Rush Breakout la veille. Nous trois contre l’auteur du jeu Himself en guise de créature. Et bien voilà, une des meilleures parties du festival, la victoire des traqués sur le fil rouge, et la boîte du jeu dédicacé dans la sac pour le retour.

Un jeu superbe, plein de suspens, de bluff, de surprises. Un thème qui fait voyager et beaucoup d’excitation durant la partie. Ce jeu est une petite pépite ludique.

 

 

 

 

 

 

Voilà donc pour le retour sur les jeux auxquels j’ai joué durant ces deux jours.

Un chouette festival que je recommande à tous pour sa convivialité et sa bonne ambiance.

Je vous laisse sur des photos en vrac, quelques jeux dont je n’ai pas eu la chance de tester et d’autres photos, comme ça. (On notera, Batman chez Monolith, Exodus chez Sweet Games, l’extension pour Splendor chez les Space Cowboys, Twelve Heroes chez CatchUp Games)

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